Trémentines

Trémentines/Histoire

Histoire

Historique de TRÉMENTINES

Commune, canton de Cholet II, arrondissement de Cholet – 3406 hectares

Formes anciennes du nom : Ecclésia de Trementines, 1122 – Ecclésia Sancti Evurtii de Trementinis 1146 – Ecclésia Sancti Evultii de Trementines 1156 – Le Prioré de Trementines 1281 – Ecclésia prioratus de Tormentinis 1418 – Tourmentines 16 et 17 siècle, très fréquemment dans les actes.
 
La commune est située sur un double plateau, divisé par la vallée de l’Èvre qui arrose la commune sur un parcours de 10 100 mètres et animait autrefois les moulins de Picosson et de la Fôrétrie. L’Evre est grossi des ruisseaux de l’Éperonnière, de la Génillière, de Montbault, de la Singère, de la Beillardière et des Ogeries.
 
Géologie : « terrain granitique, eurites, syénites ».

Communication et démographie

Voies de communication : la Route impériale d’Angers au Sables d’Olonne traverse la commune ainsi que l’autoroute Angers-La Roche sur Yon (A87). La ligne de Chemin de fer Angers-Cholet traverse presque parallèlement la partie occidentale avec une gare de marchandises située à 2 200 mètres de l’agglomération, la station voyageurs a été fermée en 1999.
 
Sites et vestiges : Ruines du château de la Forêterie : pont ogival, douves. Pont ogival sur l’Evre, à la sortie du bourg vers Cholet. Ancien manoir de la Boulaie 16.
Logis de la Florencière, du Puy-Guilbault, ferme de la Guidebaudrie.
 
Démographie : 1689 : 209 feux – 1691 : 259 feux – 1713 : 261 feux – 1720 : 250 feux – 1787 : 160 feux – 1789 : 305 feux – 1790 : 1803 habitants – 1794 : 2253 habitants – 1801 : 1630 hab. – 1820 : 1802 hab. – 1831 : 2005 hab. – 1841 : 2033 hab. – 1851 : 2162 hab. – 1861 : 2358 hab. – 1872 : 2337 hab. – 1876 : 2247 hab. dont 1247 au bourg – 1881 : 2157 hab. – 1891 : 1966 hab. – 1901 : 1853 hab. – 1911 : 1832 hab. – 1921 : 1591 hab. – 1931 : 1545 hab. – 1936 : 1540 hab. – 1946 : 1599 hab. – 1954 : 1693 hab. – 1962 : 1797 hab. – 1968 : 2037 hab. – 1975 : 2343 hab. – 1982 : 2805 hab. – 1990 : 3034 hab. dont 2300 dans l’agglomération – 2006 ?

Église - Chapelles et croix

Église - Chapelles et croixL’église, dédiée à Saint-Euvert date de 1860, le clocher de 1869, le chœur à 7 pans coupés, s’éclaire des vitraux de Thierry d’Angers, la Vierge, au centre, portant l’Enfant, qui tient la boule du monde ; à droite, St-Joseph et St-Charles Borromée ; à gauche St-Jean-Baptiste et St-Euvert ; à l’autel, autour d’une composition symbolique figurent dix statuettes de Saints ou de Saintes.
 
L’ancienne église, sans intérêt aucun, avait été agrandie et transformée en 1772. Le clocher, reconstruit en 1687 portait les armes de Colbert ; le chœur datait de 1788.
 
Les traces de l’âge celtique abondent sur le territoire mais surtout aux alentours de la ferme de Perchambault, au sommet d’un côteau d’où la vue embrasse vers l’Est un horizon de plus de 24 kilomètres sur la vallée de l’Evre. C’est sur la pente du faîte extrème qui s’élève un galgal, vers S.-O. à mi-côte, le peulvan de Pierre-Fiche, tout près 3 autres pierres. Un peulvan aujourd’hui totalement disparu s’élevait sur le champ de la Grande Pierre-Bise.
 
Chapelle et Croix : grand calvaire à la sortie du bourg vers Nuaillé : une croix est placée sur le globe terrestre, lui-même soutenu par 5 colonnes formées chacune de 4 rouleaux à battre le grain avec l’inscription : « Au Christ Roi Sauveur du Monde, mission de 1934 ». Lors de son érection le Christ fut apporté solennellement, posé sur un char tiré par des bœufs.
 

Chapelle à Plaud, , briques et tuiles du 19. – Croix de Plassard en granit – de la Renouillère en granit – du Carteron en granit – de Landebry, granit sur rouleaux – des Poteries, granit 19 sur socle monolithe ancien – de Lavau, sur rouleaux érigés en 1933 pour le 19 centenaire de la Rédemption – de la Goubaudière, identique à la précédente – de Boussion, sur rouleau – du Grand-Village, même type – de la Hubert, granit – de l’Eraudière – de la Roche-Verdon – de la Grande-Vernière.

Chapelle à Plaud

Calvaire des Rouleaux

Activités économiques

Au 18ème siècle :

En 1751, 29 métiers à tisser travaillent pour les manufactures de Cholet. En 1791, on trouve 1 notaire , 2 chirurgiens, 1 sage-femme, 1 régent et 1 maîtresse d’école, 2 sacristains, 8 marchands dont 5 meuniers, 2 aubergistes, 3 tailleurs, 2 poêliers, 1 cordonnier, 3 merciers, 3 boulangers, 5 voituriers, 2 sabotiers, 2 maréchaux, 3 menuisiers, 2 maçons, 1 chapelier, 1 charpentier, 37 tissiers, 17 journaliers.

Professions représentées dans l'annulaire 1888 :

Aubergiste (14), bouchers (5), boulangers (4), bourreliers (2), charcutier (1), charpentier (1), charrons (3), chaudronniers (2), cordonniers (4), couvreur (1), épiciers (12), fabricants (4), tisserand (1), tissus (4), tailleur (1), teinturier (1), menuisier (3), horloger (2), grains (1), hongreur (1). Etc.
 
En 1899, création d’un premier atelier de fabrication de chaussures.

Vendée Angevine

Vendée Angevine La population adhéra à l’insurrection de 1793. L’ancien maire Jean Siraudeau fit partie du comité contre-révolutionnaire. Il s’était attiré en 1791 la haine de l’intrus Robin par le refus qu’il fit de lui livrer les vases sacrés et les ornements sacerdotaux appartement à la paroisse. Robin étant devenu après la prise de Cholet par les bleus président du comité révolutionnaire, le fit arrêter et conduire à Saumur. Il fit partie du convoi de 600 prisonniers qui quittèrent Saumur le 2 décembre 1793 et dont 200 seulement survivaient quand le convoi arriva à Bourges le 17 décembre, 400 ayant été noyés, ou fusillés, ou assommés.
Jean Siraudeau, épuisé, mourut en prison à Bourges le 23 décembre 1793. Sa fille ainée parvint à cacher les vases sacrés. Lors de l’incendie du bourg, elle les emporta et réussit à échapper à la mort, mais ses deux sœurs furent trouvées par les soldats dans les genêts où elles s’étaient cachées et massacrées.
Le capitaine de la paroisse durant la guerre de Vendée fut Pierre Denécheau, gendre du maire Siraudeau, simple tisserant, père de 10 enfants, il fut blessé 5 fois à la prise de Saumur, à Cholet, Coron et Chalonnes.
On relève 17 fusillés à Savenay, 2 à Alençon, 2 au Mans, 6 à Angers, 4 à Saumur, 1 aux Ponts-de-Cé, 5 à Doué-La-Fontaine, etc.
C’est à Trémentines que Stofflet, le 28 juin 1794, publie son Règlement Général sur le gouvernement du pays conquis.
Les colonnes infernales ayant incendié le bourg, dès le 4 septembre 1795, les habitants, comme ceux de la Tourlandry, entreprennent la restauration de leur église et s’approvisionnent en bois de charpente dans la forêt de Vezins.
Le canton de Trémentines n’avait duré qu’une année de 1790 à 1791 avec les paroisses de Nuaillé, Saint-Georges-du-Puy-de-la-Garde, la Tourlandry et Trémentines.